Tous à Petroplus ! Les candidats défilent à la raffinerie
Publié le 06/01/2012
| 17:39 , mis à jour le 06/01/2012 | 18:03
Alors que leur site de Petit-Couronne (Seine-et-Marne) menace de fermer, les salariés de Petroplus ont invité les candidats à l'élection présidentielle. Cinq sont déjà venus.
(THOMAS PADILLA / MAXPPP)
La désindustrialisation est au cœur de la campagne et ça n’a pas échappé aux salariés de Petroplus. Arrêté depuis lundi 2 janvier, leur site à Petit-Couronne près de Rouen (Seine-Maritime) est menacé de fermeture. Le groupe suisse dont il dépend n’a plus assez d’argent pour acheter du pétrole brut à raffiner.
Bien décidés à "ne pas mourir en silence", dixit le délégué CGT Yvon Scornet, les employés ont appelé tous les candidats à l’élection présidentielle à venir leur rendre visite. Du coup, c’est le défilé.
Philippe Poutou, du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a ouvert le bal le vendredi 2 décembre. Suivi de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) le 16 décembre, de François Hollande (PS) jeudi 5 janvier, et, le lendemain, de Jean-Luc Mélenchon pour le Front de gauche et d'Hervé Morin, candidat du Nouveau Centre.
Tous viennent leur apporter "du soutien" aux salariés. De là, à apporter des solutions... En tous cas, l'intersyndicale dispose maintenant d'un riche album photos.
1/10
L'anticapitaliste Philippe Poutou (D), premier à rendre visite aux salariés de Petroplus à Petit-Couronne (Seine-Maritime), le 2 décembre 2011, alors qu'une restructuration menace 120 salariés. FRANK PROUHET
2/10
Devant l'intersyndicale, il les a appelés à "ne surtout pas baisser la tête". Ça ne les aidera pas directement mais il a plaidé pour un "grand service public de l’énergie". FRANK PROUHET
3/10
Quinze jours après, c'est au tour du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. "Ça fait un peu bizarre de le voir avec des drapeaux de la CGT autour", sourit un délégué CGT. THOMAS PADILLA / MAXPPP
4/10
Le candidat de Debout la République a défendu ses dix mesures pour "un protectionnisme intelligent". "Un pays sans industrie, c'est un pays qui crève", a-t-il lancé. THOMAS PADILLA / MAXPPP
5/10
François Hollande (C) s'y est lui rendu le 5 janvier 2012. Il a fait de la réindustrialisation le thème de ses déplacements cette semaine-là. "Où est le gouvernement ?", s'est-il interrogé. KENZO TRIBOUILLARD / AFP
6/10
Le candidat PS exige "que l'Etat prenne ses responsabilités pour trouver une solution". Lui compte "sauver l'activité de raffinage" et demander "des règles" de concurrence à Bruxelles. BORIS MASLARD / PHOTOPQR / MAXPPP
7/10
Le vendredi 6 janvier a été l'apogée de ce défilé avec deux visites. Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche, est arrivé le premier de peu. KENZO TRIBOUILLARD / AFP
8/10
Perché sur un escabeau, il a encouragé les employés : "Tenez-bon, vous vous battez pour vos emplois, [mais aussi] pour l'intérêt du pays." Avant de filer pour éviter de croiser Hervé Morin. KENZO TRIBOUILLARD / AFP
9/10
Vers 11 heures, c'est le candidat du Nouveau Centre (D) qui est venu "en voisin", comme député-maire d'Epaignes (Eure), et non pas pour occuper une "tribune pour la présidentielle". KENZO TRIBOUILLARD / AFP 
10/10
Lui qui fut ministre de la Défense de François Fillon s'en est aussi pris au gouvernement : "Il lui appartient de favoriser l'ouverture d'une ligne de crédit suffisante pour permettre" le redémarrage. KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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L'anticapitaliste Philippe Poutou (D), premier à rendre visite aux salariés de Petroplus à Petit-Couronne (Seine-Maritime), le 2 décembre 2011, alors qu'une restructuration menace 120 salariés. FRANK PROUHET
2/10
Devant l'intersyndicale, il les a appelés à "ne surtout pas baisser la tête". Ça ne les aidera pas directement mais il a plaidé pour un "grand service public de l’énergie". FRANK PROUHET
3/10
Quinze jours après, c'est au tour du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. "Ça fait un peu bizarre de le voir avec des drapeaux de la CGT autour", sourit un délégué CGT. THOMAS PADILLA / MAXPPP
4/10
Le candidat de Debout la République a défendu ses dix mesures pour "un protectionnisme intelligent". "Un pays sans industrie, c'est un pays qui crève", a-t-il lancé. THOMAS PADILLA / MAXPPP
5/10
François Hollande (C) s'y est lui rendu le 5 janvier 2012. Il a fait de la réindustrialisation le thème de ses déplacements cette semaine-là. "Où est le gouvernement ?", s'est-il interrogé. KENZO TRIBOUILLARD / AFP
6/10
Le candidat PS exige "que l'Etat prenne ses responsabilités pour trouver une solution". Lui compte "sauver l'activité de raffinage" et demander "des règles" de concurrence à Bruxelles. BORIS MASLARD / PHOTOPQR / MAXPPP
7/10
Le vendredi 6 janvier a été l'apogée de ce défilé avec deux visites. Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche, est arrivé le premier de peu. KENZO TRIBOUILLARD / AFP
8/10
Perché sur un escabeau, il a encouragé les employés : "Tenez-bon, vous vous battez pour vos emplois, [mais aussi] pour l'intérêt du pays." Avant de filer pour éviter de croiser Hervé Morin. KENZO TRIBOUILLARD / AFP
9/10
Vers 11 heures, c'est le candidat du Nouveau Centre (D) qui est venu "en voisin", comme député-maire d'Epaignes (Eure), et non pas pour occuper une "tribune pour la présidentielle". KENZO TRIBOUILLARD / AFP 
10/10
Lui qui fut ministre de la Défense de François Fillon s'en est aussi pris au gouvernement : "Il lui appartient de favoriser l'ouverture d'une ligne de crédit suffisante pour permettre" le redémarrage. KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Marine Le Pen (FN), qui n’a pas été invitée, dénonce une "atteinte à la démocratie" mais ne manque pour autant pas de s’engouffrer allègrement dans la brèche via un communiqué : "Marine Le Pen apporte tout son soutien aux ouvriers, salariés et cadres de Pétroplus victimes des politiques européistes et mondialistes menées par tous les gouvernements de gauche comme de droite." De son côté, Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle compte s’y rendre le 16 janvier.
Salomé Legrand