Grand reporter ou véritable
monstre sacré de la photographie, l'Américain
William Klein appartient plutôt à la seconde catégorie. Car il y a deux grands types de
photo journalisme.
D'un côté, ces
reporters qui se focalisent sur l'
actualité, l'
événement et cherchent à
témoigner. De l'autre, ceux qui sans chercher à fixer la souffrance, rendent compte du
genre humain. Un type de photographies, que l'on peut sans doute encore qualifier de reportage et pratiqué par quelques grands photographes d'après-guerre tel que
Elliot Erwit ou
Raymond Depardon.
William Klein fait donc partie de ceux-là. A plus de 80 ans, il a derrière lui une oeuvre immense. Formé dans l'atelier du Français
Fernand Léger, il touche à la photographie, au cinéma et à la peinture. Sa série de "
Contacts" agrandis et peints lui vaudra une certaine célébrité et
influencera plusieurs générations de photographes. Ces
photographies grand format montrent d'une part le
négatif, quasi-brut comme une photo, et de l'autre, à la
peinture rouge, l'intervention de l'auteur dans ses choix ou ses recadrages. Il tente alors de mettre en évidence la
retouche photographique.
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