La salle de stockage de la Bibliothèque nationale de France (BnF), rue de Richelieu à Paris.© ERIC FEFERBERG/AFP
Publié le 21/02/2012 à 16H12, mis à jour le 05/03/2012 à 15H06 0commentaires
Seconde jeunesse
Cette loi créé d'ores et déjà la polémique. Elle rend accessible sous forme numérique l'ensemble de la production littéraire du siècle dernier, dès lors que les oeuvres ne sont plus exploitées commercialement. Les oeuvres concerné n'en sont toutefois pas pour autant tombées dans le domaine public, 70 ans après la mort de l'auteur. D'où la polémique.
Elle prévoit que la Bibliothèque nationale de France (BNF) recense dans une banque de données publique l'ensemble de ces oeuvres dont l'exploitation serait gérée par une Société de perception et de répartition des droits (SRPD) qui assurerait une rémunération aux éditeurs et aux auteurs.
Parmi les auteurs les plus célèbres : Paul Morand, Jean Rostand ou Philippe Soupault, de nombreux poètes, critiques ou penseurs du XXe siècle pourraient être désormais accessibles et trouver une seconde jeunesse.
Papier pas mort
Cette résurrection pourrait bien naître aussi du papier. Ainsi, la plupart des livres de Irène Nemirovsky écrits dans les années 30 étaient indisponibles. Réédités, ils figurent aujourd'hui parmi les best-sellers. Morte à Auschwitz en 1942, la romancière russe a reçu le Renaudot à titre posthume en 2004.
Le scan "de 500.000 à 700.000 ouvrages, qui seraient ainsi ravivés et mis à la disposition du public", selon le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, représente-t-il une menace pour les auteurs et les ayants droit ?
Les parlementaires ont jusqu'ici estimé que non. Mais des auteurs craignent d'être floués.
Philippe Soupault, auteur dont certaines oeuvres pourraient bien être libres de droits sur Internet © PHILIPPE DELEPORTE/AFP
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