Le
webdocumentaire est un genre à la croisée des chemins qui mélange photos, vidéo, audio. Le produit final est ensuite diffusé sur
internet. Pour les réalisateurs, le plus dur aujourd'hui reste de trouver des financeurs et de "rentrer dans leur frais", ce qui n'est pas toujours le cas. "
Prison Valley" s'est en bien sorti : diffusé sur internet puis Arte, il a bénéficié d'un budget tout à fait correct (220 000 euros) et rapporté à ces deux co-auteurs 30 000 euros. Tout cela au terme d'un an et demi de travail à raison de 15 heures par jours. La plupart des professionnels qui se lancent dans ce nouveau format font d'autres activités à côté. La difficulté à trouver des financements et les modes de diffusion ne sont pas encore au point. Les annonceurs ne sont pas attirés par le
webdocumentaire. Ce format particulier ne rentre pas bien dans l'équation "diffusion=rentabilité immédiate". Mais pour ceux qui se lancent dans l'aventure, c'est une façon de "se différencier dans un marché de l'information très concurrentiel". C'est aussi "un nouvel espace de liberté à l'heure où la télévision est de plus en plus formatée et où la photo a de moins en moins de place".
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