06 Avril 2012
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On peut donc suivre année après année les meilleures recettes, ce qui est toujours une suite de surprises : les triomphres des films avec Joselito ou avec les Charlots (et non pas Charlie Chaplin malheureusement).
Saviez-vous que "Les lavandières du Portugal" est un des vingt succès de 1957, que "les 400 Coups" ont eu plus de spectateurs que "La mort aux trousses" ?
De 2000 à 2011, ce sont 100 films dont les chiffres sont fournis pour chaque année, le tout se retrouvant plus loin ventilés alphabétiquement.
Se plonger dans cet ouvrage c'est se souvenir des sorties "Rex - Normandie - Moulin Rouge", ou "Balzac -Helder - Scala - Vivienne", de ces cinémas qui se nommaient le Texas, le Mambo, le Bosphore, le Far West ou le Neptuna, de l'époque où les salles étaient permanentes et où l'on découvrait de gigantesques publicités devant ces cinémas en question.
Pour les amateurs de nostalgie comme pour ceux qui préfèrent les statistiques, il s'agit d'un ouvrage fort utile.
"Ciné Passions, le guide chiffré du cinéma en France" par Simon Simsiaux (éditions Dixit)
06 Avril 2012
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On sait à quel point notre cinéma national a toujours été gêné par rapport à l'Histoire en général et la guerre en particulier. Schoendoerffer a connu la guerre d'Indochine et Dien Bien Phu et il est l'un des rares cinéastes français à avoir osé parler - sans manichéisme - de l'homme en guerre, de "La 317e Section" à "L'honneur d'un capitaine" qui ne cache pas l'ambiguïté de certaines situations.
Grâce aux nombreuses citations, du cinéaste lui-même et de ses collaborateurs, techniciens ou acteurs, on suit le parcours exceptionnel de ce metteur en scène qui a sans doute été longtemps sous-estimé. "La section Anderson", plus sans doute que "Dien Bien Phu", est un document remarquable.
"Pierre Schoendoerffer" de Bénédicte Chéron (Editions du CNRS)
06 Avril 2012
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Le programme :
Dimanche 15 avril HANGOVER SQUARE de John Brahm
Dimanche 22 avril LA PROIE de Robert Siodmak
Dimanche 29 avril LA PROIE DU MORT de W.S. van Dyke
Dimanche 6 mai PICK UP ON SOUTH STREET de Samuel Fuller
Dimanche 13 mai CRI DE TERREUR d'Andrew L. Stone
Dimanche 20 mai THE NICKEL RIDE de Robert Mulligan
Ensuite, nous aurons un nouveau cycle RARETES, CURIOSITES dont les trois premiers films sont déjà prévus:
Dimanche 27 mai M de Joseph Losey
Dimanche 3 juin STOLEN HOLIDAY de Michael Curtiz
Dimanche 10 juin THE RED DANCE de Raoul Walsh
devraient ensuite suivre - mais pas obligatoirement dans cet ordre - LE DESTIN FABULEUX DE DESIREE CLARY de Sacha Guitry, THE MOON AND SIX PENCE d'Albert Lewin, ROMEO ET JULIETTE de Riccardo Freda, CAGLIOSTRO de Richard Oswald, UPSTREAM de John Ford etc.
16 Janvier 2012
dans Cinéma 1commentaires

Dimanche 6 janvier : LE MANTEAU d'Alberto Lattuda.
Dimanche 13 janvier : LES HEROS DU DIMANCHE de Mario Camerini.
Dimanche 22 janvier : CES MESSIEURS DAMES de Pietro Germi.
Dimanche 29 janvier : L'HERITAGE de Mauro Bolognini.
Le programme suivant est un cycle consacré à notre Patrimoine français et à certains de ses "monstres sacrés". En voici le détail :
Dimanche 5 février: CRIME ET CHATIMENT de Pierre Chenal
Dimanche 12 février : LA CHARTREUS DE PARME de Christian-Jaque
Dimanche 19 février : LA VIE DE BOHEME de Marcel L'Herbier
Dimanche 26 février : LA BANDERA de Julien Duvivier
Dimanche 4 mars : ENTREE DES ARTISTES de Marc Allégret
Dimanche 11 mars : LA MAISON BONNADIEU de Carlo Rim
Dimanche 18 mars : SOUVENIRS PERDUS de Christian-Jaque.
Dilmanche 25 mars : LUMIERE D'ETE de Jean Grémillon
Dimanche 1er avril : LES CINQ SOUS DE LAVAREDE de Maurice Cammage
J'en profite pour souhaiter, bien évidemment, une bonne année à tous !
16 Janvier 2012
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Photos d'enfance, photos de classe, reproductions d'affiches, extraits de scénarios, lettres de Marcel Pagnol, photos de tournage. On est fasciné par le nombre et l'intérêt de ces documents qui nous permettent de retrouver celui qui a été longtemps l'un des cinéastes français les plus sous-estimés.
On retrouve donc Marcel Pagnol cinéaste mais aussi l'homme dans sa famille et l'homme d'une grande curiosité, qui se passionnait aussi bien pour les mathématiques que pour l'énigme du masque de fer. Un document passionnant.
"Marcel Pagnol, l'album d'une vie" de Nicolas Pagnol (Flammarion)
16 Janvier 2012
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On connaît Paul Vecchiali, cinéaste, l'auteur de "Rosa la fille publique" et de "Corps à cœur". On se souvient peut être moins de Vecchiali cinéphile et des fameuses discussions du mardi soir au Studio Parnasse avec Jean-Louis Cheray.
Le livre de Vecchiali est intitulé "Cinéastes français des années 1930 et leur œuvre". De Marcel Achard à Friedrich Zelnik, Vecchiali parcourt donc l'une des parties les plus intéressantes et les plus riches de notre patrimoine national. Chaque film est accompagné d'une fiche technique, d'un résumé et d'un commentaire.
Le grand intérêt de l'ouvrage est d'abord que Paul Vecchiali connaît les films dont il parle - il les a vus et revus - et que d'autre part, son franc parler lui permet de ne pas être dupe de fausses valeurs. Loin de se livrer à un travail d'iconoclaste, il préfère au contraire montrer ce que chaque film - y compris des oeuvres oubliées - peut avoir d'intéressant ou de curieux.
"L'encinéclopédie" de Paul Vecchiali Tomes I et II (Editions de l'Oeil)
Au fil du livre, on retrouve donc aussi bien les indiscutables chefs-d'oeuvres dont Vecchiali rappelle l'importance que des films plus rares que l'on aurait tort d'oublier en raison d'une performance d'acteur ou d'un dialogue particulièrement ciselé. C'est dire que les redécouvertes sont nombreuses !
22 Décembre 2011
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D’abord, en ce qui concerne la programmation du "Cinéma de Minuit" sur France 3 :
A la suite de notre cycle consacré au Patrimoine français, nous consacrons depuis le 20 novembre un nouveau cycle dédié au CINEMA ITALIEN.
La programmation :
Le 20 novembre : CASANOVA UN ADOLESCENT A VENISE de Luigi Comencini.
Le 27 novembre : le CASANOVA de Federico Fellini.
Le 4 décembre : PERES ET FILS de Mario Monicelli.
Le 11 décembre : PERCHE SI UCCIDE UN MAGISTRATO de Damiano Damiani.
Ensuite, les 18 et 25 décembre ainsi que le 1er janvier, nous diffuserons trois fois huit dessins animés réalisés par Tex Avery pour la Warner Bros. Il s’agit de certains de ses cartoons les plus rares. Ils ne figurent notamment pas dans le coffret de DVD édité qui ne contient que des dessins animés de l’époque Metro-Goldwyn-Mayer.
Par la suite, seront prévus – mais pas nécessairement dans cet ordre - LE MANTEAU d’Alberto Lattuada, HOUSE BY THE RIVER de Fritz Lang, STOLEN HOLIDAY de Michael Curtiz, L’HERITAGE de Mauro Bologni dans une version plus complète que celle habituellement diffusée, LA VIE DE BOHEME de Marcel L’Herbier, TITANIC (pas celui de James Cameron mais celui d’Herbert Selpin !), FUTURES VEDETTTES de Marc Allégret, LUMIERE D’ETE de Jean Grémillo, etc...
22 Décembre 2011
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Certes, les noms de Renée Falconetti, Firmin Gémier, Max Linder, Michel Simon, Charles Vanel ou Raquel Meller évoquent pour certains quelques souvenirs cinématographiques mais peut-on en dire autant pour Wladimir Gaïdaroff, Jean Jacquinet, Laurent Morlas ou Paulette Noizeux ? Qui est Madeleine Rodrigue que dirigèrent René Clair et Julien Duvivier ? Qui est Lili Samuel, héroïne de Marcel L’Herbier dont Louis Delluc disait : « Quel est donc le sculpteur aigu et minutieux qui a modelé cette cire pensive ? ».
Chaque notice se compose d’une biographie remarquablement documentée et de la totalité de films tournés par l’artiste durant la période muette. On est admiratif devant ce travail qui plonge au cœur même de la partie la plus enfouie de notre cinématographie alors même que la plupart de ces films ont sans doute malheureusement disparu à tout jamais. Loin d’avoir les défauts de certains dictionnaires, celui-ci se lit comme un roman, faisant surgir des images connues, oubliées ou perdues. Une véritable somme.
Dictionnaire des acteurs du cinéma muet en France - Editions de Fallois
22 Décembre 2011
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Théoricien de ces « mac mahoniens » dont le carré d’as était composé de Fritz Lang, Otto Preminger, Raoul Walsh et Joseph Losey, Michel Mourlet a toujours eu l’habitude d’écrire ce qu’il pensait, tout en se moquant bien des réactions, parfois hostiles, que ses propos peuvent provoquer. Il continue donc à évoquer Vittorio Cottafavi, Edgar G. Ulmer, Ida Lupino et Edward Ludwig et à jeter l’anathème sur Billy Wilder, Elia Kazan ou Roman Polanski.
On peut être surpris, décontenancé et souvent même irrité par les choix de Mourlet même si ceux-ci ne répondent jamais à une forme de paradoxe mais à une véritable réflexion très précise. Loin de n’apparaître que comme un iconoclaste, Mourlet aime à se placer dans la continuité d’André Bazin. Aujourd’hui où la critique cinématographique n’est plus – en dehors de quelques survivants – que l’ombre de ce qu’elle a pu être, la verve de Michel Mourlet est salutaire. Elle rappelle ce qu’est une critique d’opinion, loin des festivals, des cocktails et des interviews de stars.
A cette époque on parlait plus des metteurs en scène que de leurs acteurs. Les interviews ne se réduisaient pas à quelques minutes arrachées, sous le contrôle d’un attaché de presse à un acteur ou à un cinéaste qui, la plupart du temps, se contente de répéter ce qu’il vient de dire à un autre. Peut-être aussi parce qu’il y avait plus de réalisateurs de grand talent qu’aujourd’hui…
Mourlet a fait partie de l’histoire de la critique cinématographique et son livre est un bain de jouvence.
22 Décembre 2011
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Georges Sadoul écrira dans « Les lettres françaises » : "A éviter. Qu’on ne me dise pas que c’est ça l’avant-garde !" et Simone Dubreuilh dans « Franc Tireur » : "C’est une viennoiserie indigeste, le genre de films qui viennent se mettre en travers de l’Histoire, de notre histoire".
Choqué, Delouche riposte par une fiche pour « Télécinéma » qui lui vaut de revoir Ophuls qui lui parle de son futur film, « Modigliani », un film qu’il n’aura pas le temps de tourner et lui parle des liens qui peuvent exister entre Louise de Vilmorin (qui n’a pas aimé « Madame de… ») et Schnitzler.
Ce petit livre témoigne avant tout de l’admiration du futur metteur en scène de « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme » pour celui de « La Ronde ». Mais c’est aussi une véritable déclaration d’amour pour Danielle Darrieux, sublime héroïne d’Ophuls qu’il dirigera lui-même par la suite, disant d’elle que c’est aux madones de Léonard de Vinci et de Raphaël qu’il faut la comparer.
Revenant sur « Lola Montès », l’auteur dit avec justesse : « Max a joué son va-tout comme s’il savait que ce serait sa dernière chance, un adieu flamboyant. »
Tout au long du livre, Delouche évoque en parallèle Ophuls et Danielle Darrieux, croisant au passage Federico Fellini, Erich von Stroheim, Michèle Morgan et Henri Alekan pour revenir à ses deux sujets. On savourera cet ouvrage chaleureux et passionné
"Max et Danielle, les années Darrieux de Max Ophuls" de Dominique Delouche. Edition de La Tour Verte.
Patrick Brion, spécialiste de l'histoire du cinéma, vous donne rendez-vous sur Culturebox. Responsable du "Cinéma de Minuit", chaque dimanche soir sur France 3, il dévoile dans cette page la programmation des films et des cartoons. Il nous fait également part de ses coups de coeur, livres ou DVD.
Retrouvez également Patrick Brion sur le site du Cinéma de Minuit.
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