dans A voir le 01/02/2012 à 16h07 4commentaires
Arnaud Cohen: le sens du jeu.
Pour l’ancien archéologue que je suis le titre de l’exposition d’Arnaud Cohen «Ruins of now,une archéologie du contemporain » a de quoi séduire. De plus, cet artiste né en 1968 à Paris mérite que l’on s’y arrête. Naître en 1968 lui convient parfaitement car il a toujours développé un grand sens de la contestation. Sa démarche c’est de jouer en donnant du sens. Les collages incongrus d’objets sont sa spécifité, mais pas du tout dans une optique surréaliste. Pour lui, ses associations imprévisibles doivent avoir une vraie signification. Ce qui n' est pas évident au premier regard... mais Arnaud Cohen précise lors d'une rencontre avec Ariane Cloutier en 2010:"C 'est l' intelligence qui m' intéresse".(Entrevue avec Arnaud Cohen", enregistrée le 11 nnovembre 2010 par Ariane Cloutier) Il n' empêche que c' est un drôle de zig. Regardez cette bouteille de soda célébrissime rouge attaquée par des avions, on pense aux évenements du 11 septembre à New York. Le titre "Big red kiss" indique une certaine ironie vis à vis des Etats Unis et de sa puissance (Voir diaporama). L' installation "Excursion 5, le radeau de la méduse " est également très clair :les grandes entreprises sont fragiles sous les vagues de la spéculation(Voir diaporama). L 'artiste se moque encore plus de la société de consommation avec la panneau"Tout doit disparaître"( Voir diaporama). Une autre façon de le dire est de découper en morceaux les bouteilles du soda qui symbolise l' Amérique (Voir diaporama), ou alors de placer la dite bouteille au milieu de feuilles mortes (Voir diaporama).
Arnaud Cohen: le travail de jour et de nuit.
Arnaud Cohen envisage d'être archéologue, il fait une école de commerce. A sa sortie il veut travailler dans les métiers de l’art mais c’est l’époque de la guerre du Golf, le marché de l’art souffre. Il vend donc des contrats d’assurances le jour et la nuit décolle des murs les images quasi pornographiques, placées là pour inciter les hommes à se servir du minitel rose. Il commence ses premiers collages. Il devient artiste, avec une communication provocante pour observer les réactions des amateurs...L’ autre il s’en méfie, il habite dans une immense usine atelier à Cenon sur Vienne et se "bunckerise" comme il l' affirme à Ariane Cloutier en précisant:"J’ai tendance à chercher à me protéger". Mais là encore cela a du sens ...son père aurait vécu dans des abris pendant la guerre...Il ne faut pas l' oublier quand on regarde ce wagon de train blindé avec des bras armés. Un désir de se protéger de l' extérieur? pour défendre sa liberté?... . L'artiste a enfermé quelque chose à l' intérieur du train: un cheval mort qui ne cesse de se décomposer...Ce train évoque donc la mort...La liberté est symbolisée par le cheval. Elle est aussi présente sous la forme d'une libellule dans "vanité à la libellule". Une liberté qui pourrait être entravée par le retour aux idées facistes toujours actives comme le prouve cette oeuvre:"Nazimilf"(Voir diaporama).
Arnaud Cohen : l’ héritage et la matière.
Arnaud Cohen utilise des objets très populaires, il est le suiveur de Jeff Koons, mais prétend aller plus loin. Après tout n' est-ce pas en tuant le père que on avance? C’est ainsi que Arnaud Cohen, aussi malin que le renard de sa vanité (Voir diaporama), invente des dispositifs constitués d’objets, de marques ou de logos volés à la société de consommation. Mais si la constestation fait pleinement partie de son travail artistique,il (Voir diaporama) cherche surtout à faire connaître sa reflexion sur notre monde. Depuis 2005 Arnaud Cohen a crée un personage fictif: Jean Paul Raynaud et sous ce nom, il colle sur les murs de fausses affiches politiques. Je vous le disais: un drôle de zig.
Galerie Laure Roynette: 20 rue de Thorigny.75005 paris.
http://www.galerie-art-paris-roynette.com/
http://ilinferno.com/2012/01/03/arnaud-cohen-ruins-of-now/
Ariane Cloutier: " Entre détournement et internement: analyse de la démarche géo-performance d' Arnaud Cohen". Communication présentée en 2011 à l' Université de France-Comté, Espaces de vie de l' artiste :les internements à l' oeuvre. Besançon. (actes à paraître sous la direction de Nella Arambasin).
À voir sur Culturebox :
03/02/2012 | 15:53
Je suis parti du dossier de presse et de quelques sites encyclopédiques français et internationaux où vous n' êtes pas cité. Quand j' ai compris le problème, j' ai complété le texte en vous citant deux fois et en créant deux liens , soit quatre références sur une page.
03/02/2012 | 16:44
Les textes fournis par le service de presse étaient signés et protégés;
vu l'antériorité de nos échanges, je considère cette affaire close.
03/02/2012 | 12:22
Je vous remercie pour ces modifications;
cordialement,
Ariane Cloutier
02/02/2012 | 11:56
Cher Monsieur,
je vous demande de retirer immédiatemment ce texte de votre blog, puisqu'il utilise largement des sources et du contenu qui n'ont pas été cités adéquatement.
cordialement. Ariane Cloutier.
Journaliste à France Télévisions, éditorialiste et réalisateur pendant dix ans de la revue de presse de Télématin, j’ai toujours travaillé autour de la culture et de l’art. Mon premier métier était d’ ailleurs archéologue et j’ai longtemps œuvré au service culture de France 2.
Des collaborations avec Bernard Rapp et Bernard Pivot ont encore aiguisé cet intérêt pour la culture. Aujourd’hui je vous propose ce blog sur les grandes expositions, l’art contemporain, le design, l’architecture et le street art pour vous faire partager mes découvertes, mes doutes et échanger avec vous. Partager, faire passer mon amour de l’art et des artistes est mon seul but.
TH
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