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La saison des prix littéraires commence aujourd'hui

Publié le 25/10/2012 à 08H58, mis à jour le 10/12/2012 à 15H16
Une librairie parisienne

"Lame de Fond" de Linda Lê (Christian Bourgois), "Dans les plis sinueux des veilles capitales" de Sylvie Taussig (Galaade), "La déesse des petites victoires" de Yannick Grannec (Anne Carrière), Barbe Bleue d'Amélie Nothomb (Albin Michel)

© FRANCOIS GUILLOT / AFP
Le Grand Prix du roman de l'Académie française inaugure aujourd'hui la saison des prix littéraires qui coure de la fin octobre à la mi-novembre. Trois candidats sont en lice : Jérôme Ferrari, Joël Dicker et Gwenaëlle Aubry.

Décrocher un prix, en particulier le Goncourt, c'est une formidable consécration pour un écrivain. Et l'assurance de doper les ventes du livre couronné qui s'arrachera à près de 400.000 exemplaires en moyenne pour un Goncourt, 220.000 pour un Renaudot ou encore 155.000 pour un Femina. Et parfois, bien plus.

Les immortels doivent départager deux chouchous des jurys, Jérôme Ferrari, auteur du "Sermon sur la chute de Rome" (Actes Sud), qui fait d'un bar corse le coeur d'une allégorie sur les espérances déçues, et le jeune Suisse Joël Dicker, qui s'est révélé avec un impressionnant roman noir à l'américaine, "La Vérité sur l'affaire Harry Quebert" (Fallois). En quasi-challenger, le non moins puissant récit de Gwenaëlle Aubry, "Partages" (Mercure de France), donne la parole à deux adolescentes, l'une arabe et l'autre juive, dans la Jérusalem d'aujourd'hui.

Les autres prix

La compétition reprendra après un court répit, le 5 novembre, avec les prix Femina français, étranger et essais, décernés au Crillon. Viendront ensuite, le 6 novembre, les prix Médicis français, étranger et essais, attribués au restaurant La Méditerranée. Viennent ensuite les poids lourds le 7 novembre, assuré d'une frénésie médiatique chez Drouant, avec la proclamation des lauréats du Goncourt et du Renaudot. Huit romans sont toujours en lice pour les deux prix.

Le prix Décembre, seul à avoir retenu Christine Angot et sa "Semaine de vacances" (Flammarion), sera décerné le 8 novembre, suivi de l'Interallié le 14, et du Goncourt des lycéens le 15 novembre, depuis Rennes.

Cette année, les jeux semblent plus ouverts qu'en 2010 et 2011 où le Goncourt avait été quasiment donné d'avance à Michel Houellebecq puis à Alexis Jenni. Néanmoins, des noms sélectionnés par plusieurs jurys se détachent: Jérôme Ferrari, Patrick Deville, Vassilis Alexakis et Joël Dicker.

Le premier roman de Julia Deck, "Viviane Elisabeth Fauville" (Minuit) et le premier de Philippe Djian à concourir pour les prix, "Oh..." (Gallimard), ont été aussi très remarqués.