Jean-Pierre Giovanelli est un artiste qui échappe à toute catégorisation traditionnelle. Ses installations sont à chaque fois au coeur d'un dispositif qui fait cheminer le visiteur dans un parcours philosophique.
Pour cette exposition, il a choisi le thème de
la disparition et donc de la visibilité. Et c'est peut-être par provocation qu'il expose des
burqas. Une manière de faire réfléchir sur ce vêtement devenu l'emblème de l'invisibilité et paradoxalement terriblement visible. Mais l'artiste se plait dans ce paradoxe. Il ne condamne pas le vêtement, ne le juge pas. Il va même jusqu'à le trouver beau et le décrire comme un vêtement de protection. Et c'est là que commence l'interrogation déstabilisante sur l'utilité du vêtement, sur la définition du visible et, au delà, sur la disparition du monde réel derrière la profusion de symboles.
Finalement l'artiste pose trois questions : peut-on représenter la disparition ? Peut-on la montrer dans une oeuvre d'art ? Et que représente-t-elle ? Les réponses sont à découvrir à la galerie Depardieu à Nice.
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