Apprendre la langue martienne au Centre Pompidou
Publié le 20/02/2013 à 19H49, mis à jour le 08/03/2013 à 11H33
Portrait : Photo
© 2012 Théophile Boutin, Typographie « Béton brut » dessinée par Mika Tajima pour « Book-Machine » (Paris) / Le Nouveau festival du Centre Pompidou 2013
Apprendre la langue martienne, c'est possible au Centre Pompidou ! Jusqu'au 11 mars, le centre Pompidou propose de découvrir et d'apprendre à parler le... martien et bien d'autres langues imaginaires à l'occasion de son "Nouveau Festival", laboratoire éphémère de création artistique ouvert à tous les publics.
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Événement pluridisciplinaire imaginé il y a quatre ans par Alain Seban, président du Centre Pompidou, le "Nouveau Festival" propose une centaine de rendez-vous et d'activités insolites autour, cette année, des langues inventées dans la littérature ou le cinéma, des modes d'écritures, du graphisme et de la typographie.
Guy de Cointet : At sunrise a cry was heard, 1974, Performance © Sebastiano Pellion di Persano, Courtesy Succession Guy de Cointet / Air de Paris, Paris Guy
"Les visiteurs pourront écrire en martien, créer des livres sur mesure, découvrir quelque 3 000 langues parlées, écrites. C'est une invitation à rencontrer les artistes, plasticiens; performeurs, écrivains, critiques, historiens, musiciens, et découvrir l'art en train de s'inventer", ajoute le président du Centre Pompidou.
Une médium suisse pour parler aux Martiens
Les visiteurs pourront découvrir notamment le travail singulier de la médium suisse Hélène Smith (1861-1929) qui, à l'aube du XXe siècle, a posé les fondations d'une écriture martienne, alors que la conquête spatiale n'était qu'un rêve. Dans un autre espace, les artistes Christophe Boutin et Mélanie Scarciglia proposeront "Book Machine", activité consacrée au processus de création et de production d'un livre. L'artiste américaine Mika Tajima a imaginé une scénographie avec un atelier de fabrication.
En galerie Sud, le Centre Pompidou propose des expérimentations sonores pour "repousser les limites du langage". Côté cinéma, une vingtaine de séances permettent de découvrir les langues inventées pour le cinéma : du charabia de Poto et Cabengo à la langue des oiseaux de Pasolini. Le graphiste anglais Richard Hollis est à l'honneur à travers quelque 200 pièces tirées de ses archives personnelles (notes, documents de travail et objets).
Nouveau Festival Centre Pompidou, jusqu'au 11 mars




