Pour Roland Cayrol, spécialiste en sciences politiques, Sarkozy "droitise" ses propos

  • FTV (avec agences)
  • Publié le 10/02/2012 à 15H50, mis à jour le 10/02/2012 à 16H28
Roland Cayrol

Roland Cayrol

Roland Cayrol revient sur l'entretien-programme de Nicolas Sarkozy au Figaro Magazine. Pour le directeur de recherche associé au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po), on assiste clairement à une droitisation du président sortant.

Valérie Astruc  du service politique de France 2  a recueilli les propos de Roland Cayrol. Le directeur de recherche du CEVIPOF considère que Nicolas Sarkozy va chercher les voix de toute la droite, y compris celles du Front national. Proposer un referendum sur le traitement du chômage est l'exemple même d'un thème cher à l'électorat de droite.

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2 réactions

  • faflo4

    faflo4

    11/02/2012 | 14:13

    Roland Cayrol a fait clairement allégeance à Hollande . Est-il normal qu'il participe à tous les débats comme un observateur honnête et impartial de la vie politique française ?

  • gele

    gele

    10/02/2012 | 17:27

    vu les résultats de l'ouverture a gauche ! c'est logique

    La Cour des comptes rappelle cette semaine que notre dette publique devrait approcher, en 2012, 90% du PIB.
    Et que, même si l’effort reste insuffisant, cette année devrait être la première pour laquelle la réduction des dépenses aura véritablement un impact sur le déficit structurel. Une nette amélioration est à attendre en effet avec 1,25% de PIB de réduction du déficit structurel, un effort jamais réalisé reposant pour la première fois de façon équilibrée sur des hausses de recettes mais aussi des baisses de dépenses. Cependant, le plus dur est toujours devant nous. Dans les années à venir, si l’on suit la Cour des comptes, il faudra a minima soutenir un effort de baisse des dépenses annuelles de 1% du PIB, soit 20 milliards d’euros. La Cour des comptes nous précise désormais que cela ne se fera ni grâce à la seule croissance ni grâce à des recettes nouvelles. Sur ce dernier point les experts de la rue Cambon sont catégoriques : nous avons déjà atteint un maximum en augmentations d’impôts : « l’effort structurel de redressement (…) impose de recourir le moins possible à de nouvelles recettes et de ralentir nettement la progression des dépenses ». Ce rapport tombe donc à pic puisque tous les candidats à la présidence de la République n’ont plus que le mot dette à la bouche, mais évitent soigneusement de parler de baisses précises des dépenses.
    Mais ce que ne dit pas le Premier président ni le rapport de la Cour des comptes, c’est où couper et pour combien.
    Du côté des candidats, on serait en droit d’attendre une déclinaison plus précise dans les programmes qui devraient faire assaut de propositions novatrices. Mais, là encore, peine perdue, et ce malgré une vocation générale et autoproclamée à réduire le déficit, aucun d’entre eux n’a de véritables solutions concrètes. Pourtant, un vrai plan de diminution des dépenses de l’État, des collectivités et de la Sécurité sociale n’est pas impossible à chiffrer sur 5 ans… simplement il a le défaut d’engager son auteur, devant les Français comme devant nos partenaires européens et devant les marchés.
    S’agissant des dépenses de protection sociale, il nous est pourtant possible de dégager en cinq ans selon nos chiffrages, 15 milliards d’économies sur les retraites, 7 milliards en réformant l’assurance chômage et près d’1 milliard sur les dépenses de guichet. Par ailleurs, 18 milliards sont susceptibles d’être économisés sur les dépenses de santé. En matière d’éducation, une réforme ciblée de notre système actuel pourrait apporter 4,9 milliards d’économies supplémentaires sur la même période. S’agissant cette fois de dépenses plus structurelles, une maîtrise renforcée des dépenses de personnels des administrations publiques devrait générer près de 9,6 milliards d’économies. Enfin, à celle-ci devrait être nécessairement couplée celle des collectivités locales permettant d’économiser 15,5 milliards supplémentaires. ????? Un pays en « faillite » qui ce révèle incapable de réduire ses dépenses de 2 % ?( Soit 40 milliards ) et n’a que comme solution des augmentations d’impôts ? Et un pays en déclin mortel.