François Hollande publie un nouveau livre pour dire qui il est et ce qu'il veut

  • CR (avec Le nouvel Observateur)
  • Publié le 22/02/2012 à 12H55, mis à jour le 22/02/2012 à 13H57
François Hollande salue ses partisans à l'issue de son premier grand meeting au Bourget, le 22 janvier 2012.

François Hollande salue ses partisans à l'issue de son premier grand meeting au Bourget, le 22 janvier 2012.

Exercice "quasi" obligé de tout aspirant à l'Elysée, le candidat socialiste a rédigé son livre de campagne. Intitulé "Changer de destin", cet opus de 170 pages, dont le Nouvel Observateur a pu lire de larges extraits sera publié jeudi 22 février.

Toujours en tête dans les sondages, mais rattrapé par Nicolas Sarkozy depuis son entrée en campagne, le candidat socialiste ne néglige aucun terrain.

Attendu jeudi soir à Evry pour une grande réunion publique, puis jeudi au Mans, invité de l'émission "Des Paroles et des Actes", le 15 mars sur France 2, François Hollande a aussi pris sa plume pour s'adresser directement aux Français.

Son livre sera disponible jeudi en librairie, avant celui, tout aussi attendu, du président candidat, Nicolas Sarkozy

Le Nouvel Observateur, qui a pu lire des extraits, en publie plusieurs passages sur son site.

Son engagement et ses racines politiques

"Tout, dans ma vie, m’a préparé à cette échéance : mes engagements et mes responsabilités, mes réussites et mes épreuves", écrit M. Hollande qui indique avoir ressentie la défaite du 6 mai avec "une tristesse personnelle".

Selon le journaliste, François Bazin, le candidat socialiste décrit une vision de l’Histoire qui s’inscrit dans celle de la gauche et de la République mais qui ne se réduit pas au catéchisme socialiste et ne se présente comme l’héritier d’un seul parti.

Il puise aussi des références qui ne sont pas seulement celle de son camp. "Je le confesse, écrit M. Hollande, j’ai regardé avec respect, malgré ma méfiance, le général de Gaulle".

Un mot sur les autres candidats

Evoquant le chef de l'Etat, M. Hollande se montre sévère. "Il fait partie de ces personnalités qui parlent plus qu’elles n’écoutent". De ses rares échanges avec Nicolas Sarkozy, le député de Corrèze indique avoir "gardé le souvenir d’un homme énergique et vif rempli d’une seule certitude. La sienne ! ".

Jean-Luc Mélenchon est décrit lui comme un "militant sincère" et s'agissant de François Bayrou, il souligne "qu'un centriste assis entre deux chaises ira toujours moins loin qu’un socialiste qui marche".

Immigration et sécurité, également abordées

"Ceux qui s’inquiètent pour l’identité de la France ne sont pas forcément extrémistes", affirme l'ancien dirigeant du Parti socialiste.

Selon le chroniqueur du Nouvel Observateur, "tout le propos de M. Hollande est de faire comprendre que l’identité de la France, c’est d’abord la République. Puis que le combat républicain est celui qui unifie et rassemble. Enfin que dans ce combat là, "la gauche, c’est la loi".

Dans les dernières lignes de l'ouvrage, le mot "République" revient à cinq reprises.

Une République que M. Hollande entend "restaurer" ; une République dont il veut qu’elle encourage "le mérite et le travail" ; une République "respectueuse de la planète" ; une République respectueuse des citoyens "sans distinction".

En résumé, "une République du XXIème siècle" pour changer le destin de la France.

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3 réactions

  • gele

    gele

    23/02/2012 | 16:06

    Dette, progression historique et vertigineuse de l'hyperdéficit ! Français. Changer de destin avec notre passif, pas facile pour notre brave François

    500 milliards à trouver pour éviter la faillite ! C'est le montant des économies ou des recettes nouvelles que l'Etat doit accumuler avant 2017 pour ramener sa dette à un niveau supportable. Croissance, hausse des impôts, saine gestion, inflation : les solutions sont connues. Aux politiques de les mettre en place. Car s'endetter pour payer ses factures, comme le fait l'Etat, n'est pas raisonnable.

    Solution N° 1 : favoriser la croissance (de 100 à 250 M E )
    Solution N° 2 : augmenter les impôts (de 120 à 250 M E)
    Solution N° 3 : diminuer les dépenses (de 80 à 200 M E)
    Solution N° 4 : laisser filer l'inflation (de 160 à 340 M E)

    estimation de L'Expansion

    C'est très mal parti pour notre pauvre France :

    N° 1, la croissance, la création de richesses ! Seul le secteur privé peut la générer. Accablé de charges d'impôts et de réglementations, ce secteur économique manque de compétitivité ce qui a pour résultat des dépôts de bilan, des délocalisations, avec en plus la fuite à l'étranger des entrepreneurs et des actionnaires.

    N° 2, plus d'impôts ! La France est déjà la championne du monde de la pression fiscale : sur les capitaux, les entreprises et sur ses p'ov citoyens ! Impôts directs, indirects, TVA, ISF, CSG, CRGS, revenus du travail, foncier, immobilier, avec des taxes sur presque tout. Ce ragoût fiscal kafkaïen est assaisonné de niches, de déductions et autres usines à gaz, fruits amers concoctés par nos énarque de Bercy. Cela pour limiter, sans grand succès, les effets pervers d'une fiscalité en folie.

    Une augmentation des impôts est dans ces conditions suicidaire, face aux pays réformateurs européens qui eux baissent leur fiscalité pour être compétitif.

    N° 3, diminuer les dépenses ! Là encore c'est mal parti : les mini réformes sur le poids du rôle de l'état ne donnent aucun résultat. Année après année c'est la même chanson, déficit budgétaire, trou de la sécu, etc. nouveaux emprunts et pour finir de nouvelles dettes…………….

    N° 4, laisser filer l'inflation, solution difficile avec l'Europe, avec l'euro. Pas très moral de spolier les économies des fourmis pour payer les cigales…………..

    Pour la France, les marges de manœuvre sont donc des plus réduites ! Les quatre possibilités d'action dont disposent nos politiques demandent audace et courage ! Du sang, de la sueur et des larmes, c'est la garantie de ne pas être réélu ! Hausse de la fiscalité ! Difficile. Organiser la croissance ! Encore plus difficile… Reste la solution la plus sûre : La diminution des dépenses ! C'est la seule voie possible ! A l'exemple de pays en grande difficulté, comme le Canada, la Nouvelle Zélande, l'Argentine, etc. qui avec des réductions réelles et sérieuses de 15 à 25 % de leur sphère étatique ont renoué avec le succès. Chaque euro non dilapidé, c'est un euro de plus dans la poche des français ! Pour la consommation, l'investissement, l'avenir de nos enfants.

  • gele

    gele

    23/02/2012 | 15:16

    l'insoutenable légèreté de la dette en France en Europe ( Nicolas François )

    Le budget 2012 ! La France est-elle devenue un pays normal ? Non : elle subit simplement la loi des marchés.

    Le risque français d’une situation à la Grecque... Il y a longtemps que les cassandres le prédisaient, mais, cette fois, nous y sommes : nos 1700 milliards de dette publique - dont les deux tiers détenus par des étrangers - nous mettent à la merci de cette démocratie censitaire que sont les marchés financiers internationaux.

    Désormais, nous sentons tout le poids de "l'insoutenable légèreté de la dette",

    Même les socialistes, s'ils conquièrent l'Elysée en 2012, ne pourront s'en affranchir. Car personne n'a oublié mai 1981, les largesses dispensées et le retour de bâton de 1983

    Même quand ils ont tort, les marchés ont toujours raison.

    Face à la crise, les socialistes européen applique les recettes des gouvernements de « droite » : Coupes dans les salaires de la fonction publique et des aides sociales, hausse de la TVA, réforme des retraites, libéralisation du marché du travail, privatisations massives, taxation des riches ! en réalité des classes moyennes ……..etc

    Face au courage des européens les « réformettes » Française retarde l’inévitable rigueur que nous allons subir dans la douleur faute de l’avoir anticiper.

    En France c'est bien une économie d'état "socialiste" que la droite pratique, avec des résultats calamiteux. Déficits, impôts, dettes, Chômage……et pour finir assistanat. Un assistanat à crédit qui nous donnent l'illusion de mieux traversée la crise que les autres !
    !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Carla Bruni , Interrogée par ailleurs sur la politique menée par le chef de l'Etat français, elle a fait valoir que "comparé par exemple aux conservateurs américains", l'UMP (droite), la formation de Nicolas Sarkozy, était "presque un parti de démocrates de gauche".
    Avec des résultas de gauche ! folles dépenses, emprunts, dettes, impôts, taxes, et pour finir chômage avec la mort de nos usines, l’émigration des de nos jeunes diplômés, de nos entrepreneurs, des investisseurs………

  • pauvfrance67

    pauvfrance67

    22/02/2012 | 18:44

    Amen...

    "Tout, dans ma vie, m’a préparé à cette échéance " : excusez ce petit petit trou de mémoire... mais quelle fonction a déjà exercé M. Hollande dans l'éxécutif de cette République ? ? ? Joker..